Lecture 4–7 min · Mastering analogique & IA · Paris

L’encodage de la musique dans des formats de réduction de débit avec pertes, tels que le MP3, peut provoquer une augmentation du niveau des crêtes du signal sonore 1, 2. Selon les sources, cette hausse peut atteindre l’ordre du décibel, ce qui risque d’entraîner un dépassement du 0 dBFS (le niveau maximum absolu en audionumérique) 1, 3.

Voici les spécificités techniques de ce risque de saturation :

  • Dépassement du 0 dBFS : Si un master est produit avec un niveau de crête déjà très proche du maximum, l’augmentation induite par le codec MP3 fait basculer le signal au-delà de la limite numérique, provoquant une saturation ou un écrêtage 1, 4.
  • Corrélation avec la qualité du codec : Plus le codec utilisé est de mauvaise qualité (faible débit), plus le niveau de sortie ajouté après traitement risque d’être élevé, accentuant le danger de distorsion 5, 6.
  • Crêtes inter-échantillons (True Peaks) : La saturation se manifeste particulièrement lors de la conversion du signal numérique vers l’analogique, car le convertisseur ne peut pas retranscrire un signal dépassant 0 dBFS et écrête les crêtes inter-échantillons 5, 7.
  • Impact sur l’écoute : Cette saturation devient audible pour l’auditeur, particulièrement sur des systèmes de diffusion de qualité moyenne comme les téléphones portables ou les enceintes Bluetooth 5, 8, 9.
  • Prévention au mastering : Pour éviter ces dégradations, les ingénieurs de mastering surveillent les niveaux de True Peak et utilisent des limiteurs spécifiques pour laisser une marge de sécurité (souvent -1 dB True Peak) afin que le master soit encodable sans saturation 1, 10, 11.

Les sources précisent que ce phénomène est l’une des raisons pour lesquelles il est risqué de viser le niveau maximum absolu lors de la phase de production, car les traitements appliqués a posteriori par les plateformes de diffusion peuvent détruire la qualité sonore originale 6, 12.